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Et si l’on encourageait vraiment l’innovation ?

Kilian Deillon, membre du comité des JLRF.
Article extrait du journal Profil.

Devenir son propre patron peut être le rêve de toute une vie, si plusieurs questions se doivent d’être posées avant de se lancer dans cette aventure, de nombreuses personnes sont freinées de par les risques économiques que cela comprend. Au-delà de l’aspect financier, le plus difficile pour une nouvelle société est de se démarquer afin de se faire une place au milieu d’une concurrence, souvent bien présente, et ce quel que soit le secteur d’activité. 

 

Se démarquer ? Oui, mais comment ?! L’innovation devient alors le mot clé lorsque l’on parle de nouvelles socitétés. Innover, c’est inventer, créer, essayer quelque chose de nouveau et là, le risque devient encore plus grand ! Réfléchissons une minute, qui serait prêt à mettre toutes ses économies pour développer une société s’aventurant sur un marché inexistant ? Si la concurrence est un adversaire, elle cache un secteur qui offre certaines garanties.  

 

C’est pourquoi, en 2006, le parlement de la République et Canton du jura a accepté l’introduction d’un allégement fiscal qui bénéficie aux start-ups innovantes via le statut « Nouvelle Entreprise Innovante » (NEI). 

 

Ce statut encourage actuellement les Jurassiens à investir dans l’innovation avec une imposition séparée fiscalement plus avantageuse, mais aide surtout les entreprises. Les Nouvelles Entreprises Innovantes bénéficient d’une exonération fiscale à hauteur d’au moins 50% sur une période entre cinq et dix ans. Cette somme économisée permet à ces sociétés des possibilités de développement intéressantes afin de mener à bien des premières années de vie toujours périlleuses. 

 

Introduit en 2013, le statut NEI a aujourd’hui une dizaine de société à son actif, dont certaines sont promis à un bel avenir. 

 

Le Jura ne se contente pas d’attendre en demandant simplement d’innover. Le Jura prend les devants et offre de véritables outils pour attirer un marché de niche, mais surtout un marché essentiel et indispensable dans le monde économique de demain. 

 

Et si d’autres cantons décidaient de suivre le mouvement ? Aujourd’hui le progrès est en marche, mais pour l’instant, il est jurassien. 

Membre du comité JLRF

Kilian Deillon