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AVS, y aura-t-il un coupable dans la salle ?

par Yannick Gigandet, président des JLRF. 
Article extrait du journal Profil.

Vous souvenez-vous de l’affaire Madoff ? Ce financier avait mis en place un montage frau­duleux qui consistait à rémunérer les investisse­ments des clients essentiellement par les fonds procurés par les nouveaux entrants. L’escroquerie est apparue au grand jour au moment où tout le système s’est écroulé, c’est-à-dire quand les sommes procurées par les nouveaux entrants ne suffisaient plus à couvrir les rémunérations des clients.

 

L’AVS est un système qui n’a rien à envier au montage financier de Madoff. En effet, l’évolu­tion démographique a mis en évidence l’impos­sibilité de financer les rentes uniquement par les cotisations salariales des actifs. Aujourd’hui, envi­ron le quart des rentes est financé par la Confé­dération au travers de diverses taxes, comme la TVA, les cigarettes ou les huiles minérales.

 

D’aucuns diront que l’AVS n’est pas destinée à enrichir certains financiers, mais à garantir des rentes aux personnes qui ont travaillé et cotisé toute leur vie. Que c’est un système solidaire ! Malheureusement, cette solidarité n’est qu’une façade. Le Conseil fédéral et le Parlement pro­mettent aujourd’hui aux jeunes générations de payer plus, plus longtemps, pour des rentes moins élevées. Les personnes les plus démunies n’ont aujourd’hui pas la possibilité de cotiser à un troisième pilier pour s’assurer une retraite confor­table. Le système doit se réformer et renforcer la prévoyance privée. Les systèmes par capitalisa­tion permettent en effet de garantir des retraites plus élevées pour tous et sont financièrement viables.

 

Madoff a été condamné à 150 ans de pri­son lorsque son montage a été découvert, l’AVS condamne les futurs actifs à payer les dettes accumulées par les anciennes générations. Étant donné que l’AVS ne profite à personne, qui de­vra-t-on accuser lorsque tout l’édifice s’écrou­lera ?

Président des JLRF

Yannick Gigandet